En Vrac & sans Trac

textes & photos : ©RichardB

Permis de tuer

Le bureau des assassinats

ou : La morale au dessus de la morale de Jack London

Un roman d’une légèreté… terrible. On y tue allègrement avec tact, intelligence, philosophie et sans jamais déroger à la… morale. Oui, mais de quelle morale parlons-nous ?

J’ai eu l’impression de lire un roman de (à la) Jules Verne, dans lequel les péripéties se succèdent, l’espace et le temps deviennent cercle où s’évanouissent un à un les personnages de London. Sauf que les morts s’additionnent comme dans un film de Rambo. Comment truicider le client en huit leçons, en toute bonne foi en la morale de cet acte terrible : l’assassinat.

C’est le miracle de London. Nous faire lire une affaire, effroyable en fin de compte, comme un étourdissant polar sympathique et presque… moral. Car, tout est là ! au-delà de la morale, qui y a-t-il ? Si ce n’est une morale supérieure. Un roman léger qui peut vous entraîner dans des réflexions politico-philosophiques complexes. A-t-on le droit de tuer parce que la victime n’est pas très… morale ? A vous de juger, c’est une question de…

©RichardB  

Imaginez-vous à la tête d’un syndicat d’assassins qui tuent pour de l’argent, mais seulement quand le meurtre est justifié. Imaginez qu’un client apparemment de bonne foi obtienne habilement votre engagement de tuer avant de vous livrer le nom de la victime, et que cette victime, ce soit vous… Ainsi Ivan Dragomiloff, fondateur et cerveau du très secret et très moral Bureau des assassinats, signe son propre arrêt de mort et se trouve embarqué dans une mortelle partie de cache-cache. Ce roman inachevé de Jack London fut publié de manière posthume en 1963 avec une fin élaborée à partir de notes de l’auteur par un spécialiste de London. Il était indisponible en France depuis longtemps. Traduit de l’américain. Du même auteur : L’Appel de la forêt ; Croc-Blanc ; Martin Eden.

 

2006 - Posted by | LivresLus

2 commentaires »

  1. Le livre de chevet de Chirac, en version originale, dénichée quand il était américain adopté. Il adôôôrrre les roman policiers. Surtout quand on apprend comment y traiter ses amis.

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    Pas surprenant, le titre ne peut qu’attirer un ambitieux en politique ! Mais quand le Bureau des assassinats élimine, il est encore question de… morale. Alors que dans la vie politique, et avec notre « Américain à Paris », la morale…

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    Commentaire par argoul | 2006

  2. Dans la même veine, as-tu lu « Le couperet » de Donald Westlake, sur base duquel Coste-Gavras a fait son film éponyme. Le « héros » est un syndicat à lui tout seul. Superbe roman, quant au film, bof … Costa s’est planté.

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    de RichardB > … dans la même veine … le couperet … s’est planté… Bon, je vois que l’ambiance est créée 🙂

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    Commentaire par François | 2006


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