En Vrac & sans Trac

textes & photos : ©RichardB

Existences d’artistes

Parfois, les nettoyages de printemps, même réalisés en novembre, permettent de retrouver des vieilleries abandonnées, de faire émerger des souvenirs profondément enfouis ou, tout simplement, de feuilleter de nouveau quelques livres oubliés.

Entassés sur mon bureau, quelques bouquins dépoussiérés attendaient leur destinée : autre rayonnage de ma bibliothèque ou… bibliothèque municipale, ici ou ailleurs.

L’un d’entre eux, avec sa couverture polychrome au personnage figurine, plume à la main et bonnet de nuit sur la tête, attira mon attention et me fit spontanément me diriger vers le fauteuil de mes lectures.

C’était un petit format de chez Grasset, imprimé en 1940 et écrit par un académicien G LENOTRE. Homme original quant au choix de son nom de plume puisqu’il reprit celui d’un illustre homme de sa famille, le jardinier Le Nôtre, en y ajoutant une initiale de prénom qui n’en était pas un :  » Le G. que j’ai mis devant ne signifie ni Georges, ni Guy, ni Gaston, ni même Gédéon, comme certains le croient et le disent, mais tout simplement Gosselin, qui est mon nom de contribuable« . Un historien réputé qui mourut avant de siéger et ne prononça jamais de discours à l’Académie française.

Le titre de cet ouvrage de la collection « La petite histoire » glané dans une brocante : Existences d’artistes de Molière à Victor Hugo.

De l’intimité des grands artistes, réconfort de quotidiens qui ressemblent furieusement aux nôtres ou parfois s’en éloignent dramatiquement.

Je me suis replongé dans la « petite », parfois très petite, histoire de ces grands hommes, pour mon plaisir. Pour le vôtre, j’espère.

Je parlerai des uns ou des autres, sans suivre l’ordre du sommaire de Lenôtre, au gré de mes envies et une fois par semaine. Nous y croiserons (pour la littérature) Molière, Diderot, Chateaubriand, Balzac, Flaubert, Hugo et d’autres moins éclairés par la félicité.

Premier invité

Honneur au personnage « rigolo » de la couverture. On ne devrait d’ailleurs pas s’ennuyer avec un pareil bonhomme : Voltaire François-Marie Arouet 1694 – 1778. L’homme du Grand siècle ; et à la longue vie ! pensez-donc, il aurait pu, enfant, rencontrer Racine et, vieillard, gronder Chateaubriand enfant.

2006 - Posted by | LivresLus

Un commentaire »

  1. Quelle belle idée ! Je replongerai avec bonheur dans le grand Voltaire.
    Beau week-end, Richard !

    ——————-

    de RichardB : Merci. Et la vie « de tous les jours » du pauvre Voltaire ce n’était pas que du bonheur, tu verras😉

    J'aime

    Commentaire par Cristal | 2006


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