En Vrac & sans Trac

textes & photos : ©RichardB

Hector, le plus humain des Héros

J’ai appris à être brave en tout temps et à combattre aux premiers rangs des Troyens, pour gagner une immense gloire à mon père et à moi-même. Iliade, VI, 444-446

« Fils du roi Priam et d’Hécube, Hector, – celui qui résiste, est le grand héros des Troyens, leur chef de guerre. Un oracle avait prédit que Troie ne tomberait pas tant qu’il resterait en vie. Cher à Zeus et protégé d’Apollon, il décime les rangs grecs en se gardant d’affronter Achille.1-iliadn1

Aussi fort que le Grand Ajax, Hector aurait tué Nestor et Diomède sans l’intervention des dieux ! Patrocle meurt lorsqu’il le provoque en duel. C’est pour le venger qu’Achille reprendra le combat. Vénéré par les Troyens, Hector apparaît comme le héros le plus noble, un exemple de courage et de générosité.

NDLR : je ne sais pourquoi ce grand héros hante mon esprit depuis quatre mois.

BnF : Les grands héros homériques ici, en texte, cartes et photos

Son et images ici

Et si Homère s’était trompé : « Ce célèbre guerrier, auquel Homère a assuré une gloire immortelle, a été réduit à des proportions humaines par Dion Chrysostome, qui s’accorde à peu prés avec Homère jusqu’à la proposition de la paix, également désirée par les Grecs et les Troyens. Ici le rhéteur s’écarte de la donnée épique primitive; il prétend qu’Hector s’efforça d’empêcher la conclusion d’une trêve ; que la paix n’en fut pas moins conclue entre les deux peuples rivaux, sous le serment de ne jamais porter la guerre, les uns en Grèce, les autres en Asie. Après le départ de l’armée grecque, continue Dion, Hector fit épouser la veuve de Paris, Hélène, à son frère Deiphobe. Le vieux Priam mourut bientôt. Hector lui succéda, et après avoir soumis à sa domination une grande partie de l’Asie, laissa le trône à son fils Astyanax ou Scamandrios. » Mythologica

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2013 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | Laisser un commentaire

Borges

Jorge-Luis-Borges
Ah ! les masses !
Le grand écrivain argentin fait-il une analyse destinée aux électeurs italiens de ce we ? La démocratie peut-elle laisser les masses se permettre toutes les dérives qui conduisent à la mort de la… démocratie ?

document INA

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Politico-mediatico-frico

Natacha fait la leçon à la Reine : vidéo ou, quand les médias sont confondus

2013 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | 3 commentaires

Moteur de recherche français

Allez Qwant ! tous ensemble, tous ensemble, luttons contre l’insidieuse invasion américano-googlelienne.
Le moteur de recherche français Qwant réussit son lancement.
logo qwantBut what a shame that le nom de cette sympathique production française soit un bel anglicisme et que son logo soit si… googlelien. M’enfin, si on veut conquérir le monde faut pas hésiter, alors wait and see et longue life à Qwant.

2013 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | Un commentaire

Le secret de Joe Gould

 de Joseph Mitchell
Editions autrement

Très original le thème du livre de Joseph Mitchell, narrer les péripéties d’un « clochard » de Greenwich Village, devenu une quasi légende le secret de Joe Gouldgrâce à la disproportion de son oeuvre écrite, son « Histoire orale », qui contient plus de mots que la Bible, comme il aimait le préciser. Un excentrique à la langue bien pendue, une gouaille marginale hantant le monde étrange et décalé du Village de New York à son époque bohème.

Avec ses milliers de conversations glanées dans les bars, rues et lieux divers de New York, Joe Gould se vantait d’avoir écrit la vraie Histoire de l’Humanité, celle des gens qu’il écouta tout au long de sa vie d’errance, loin des parlements et des champs de bataille, recueillant les gémissements de la ville, les cris de ses douleurs, les pleurs de ses joies. « L’Histoire orale à été ma corde et ma potence, mon gîte et mon couvert, ma plaie et le sel qui est dessus, mon whisky et mon aspirine« .

Si le sujet de Mitchell est original, le succès de ce livre (sa dernière oeuvre) récompense également le style de l’écrivain, célèbre portraitiste du New Yorker dans les années 30. Loin d’envier la vie de Joe Gould, je me suis pourtant régalé à le suivre dans ses divagations et attendre avec impatience la sortie de chacun de ses cahiers d’écriture. Quant à son secret, et bien à part que son père est mort deux fois, je ne vous en dirai pas plus, à vous de le découvrir.
Un excellent livre qu’Hector a dévoré avec plaisir.20130726_152148

©RichardB

2013 Posted by | LivresLus | Laisser un commentaire

le « présent constant »

     Lucien Jerphagnon, dans son Histoire de la pensée développe le moment où « les groupes humains se donnèrent une ébauche d’explication« . Les hommes de ces temps lointains « …sans retour sur soi » vivaient au jour le jour, « … sans autre chronomètre que la perpétuelle succession des jours et des nuits, des hivers et des étés. »

Mais après quelques milliers d’années le présent constant de ces hommes très préhistoriques s’achève, laissant place à notre temporalité, ses jours perdus que l’on pleure et ses lendemains qui chantent, ou le contraire. Changement évident, peut-on vraiment vivre dans un présent qui certes varie mais dont on n’a pas la conscience de la variation ? Une espèce de « carpe diem » extrémiste ? non, puisque la volonté du « carpe diem » découle en fait de la forte conscience des ravages d’un temps non maîtrisé. Alors, un jour – et un peu de siècles – ces hommes d’avant prirent conscience  de ce temps qui leur filait entre les doigts et qui était si difficile à retenir. Ils venaient d’inventer l’Histoire et… la recherche du temps perdu ! Mais, à cette occasion, et peut-être à leurs dépens, leur création s’accompagna de quelques éléments inséparables, entre autres l’espoir et les regrets. Alors, pour se consoler de l’angoisse ainsi générée, celle du grain de sable face à l’immensité de la plage, de la seconde perdue dans l’éternité, ils inventèrent l’oralité, les mythes, l’écrit et les dieux – que certains firent Un ; puis la philosophie – que beaucoup firent multiple. « Tout baignait dans un éternel présent qui était une éternelle présence. »  ©RichardB

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