En Vrac & sans Trac

textes & photos : ©RichardB

Brassens, in english dans le texte

de Gaillande chante BrassensBrassens chez les Ricains, il fallait oser. Ont-ils apprécié tous les textes du French poet ? Leur traditionnel puritanisme a pourtant du être secoué à l’écoute de certaines chansons (ci-contre vidéo Quatre-vingt quinze pour cent).

rvx-brassens9Excellente initiative que celle de Pierre de Gaillande pour dérider l’anglo-saxon avec notre copain d’abord moustachu. Le chanteur a une très belle voix, il sait s’entourer de bons musiciens et choristes.

Publicités

2013 Posted by | Spectacles | Laisser un commentaire

Des hommes, des vrais !

KESSEL Joseph

Fortune carrée – Le Lion – Les cavaliers – L’Armée des ombres –  Les coeurs purs –  La passante du Sans-Souci – Belle de jour –  La rage au ventre – 

Même si vous ne l’avez jamais lu, vous connaissez sans doute ces titres de l’oeuvre de Joseph Kessel

peinture RichardB

Le cinéma s’en est souvent accaparé les personnages, avec bonheur tant la matière en était riche. Ses écrits hors fiction et ses reportages sont la référence de la littérature de reportage et du journalisme d’aventures typiques de la fin du XIXe et début du XXe siècle.

C’est dans cette veine que Kessel a écrit « Tous n’étaient pas des anges » Ed. Les Belles lettres. Chaque récit nous transporte dans un monde bien réel mais aux antipodes de nos réalités quotidiennes. Aucun des hommes rencontrés par le reporter ne fut en effet ange, loin de là. Souvent pas très honnêtes, parfois hors-la-loi ou sans morale, voire criminels en puissance. Mais tous vécurent une vie hors du commun, une vie où se mêlaient « noblesse de la sauvagerie, pureté du désert et reflet de la grande aventure. » Qu’ils se nomment Monfreid le contrebandier, Savine le cruel Cosaque, Moussa, le tueur aux dents blanches, Mourad le Moscovite (l’un des personnages de Fortune carrée), John Philby, l’homme aux singes, ou Cadi Rahïb*, le Talleyrand du Yémen (comparaison personnelle), tous traversèrent et se mêlèrent aux grands changements de l’Histoire, parfois même les provoquant, toujours les subissant. Beaucoup, comme Kessel, étaient des hommes « tumultueux, aimant le jeu, les femmes, l’alcool, l’aventure« , mais aussi des êtres aux valeurs de respect et d’amitié exacerbées par le danger, la solitude et la mort. Tous erraient au croisement de ces deux siècles dans une modernité naissante et des civilisations se confrontant, s’affrontant, dans une pré-mondialisation. Une période floue ou seuls les plus hardis, ou les moins scrupuleux, pouvaient éviter les pièges de l’aventure. »

kessel anges

 *Cadi Rahib, extraits de Tous n’étaient pas des anges : « Ancien dignitaire turc, conseiller pour l’extérieur de l’Imam yéménite. Il avait vu le jour à Constantinople. Il avait servi Abdul Hamid, le Sultan Rouge. Attaché d’ambassade à Saint-Pétersbourg et à Paris, il avait, à la fin du XIXe siècle, dansé avec l’Impératrice de toutes les Russies et avec Madame Steinheil, maîtresse du président Faure. Quand éclata la guerre qui devait démembrer l’immense empire Ottoman, il était gouverneur de Hodeïdah. Quand les Yéménites se révoltèrent, il avait flairé le vent et pris leur parti. Comme dans tout le pays, il était le seul homme à connaître l’Europe, cette trahison lui valut les fonctions de ministre des Affaires étrangères. Il portait avec lui un demi siècle d’intrigues subtiles, de révolutions de palais, de cruauté aimable et de courtoisie sans pareille. »

2013 Posted by | LivresLus | Un commentaire

Films tweettés

Petits essais de contraction de texte à la Twitter. Pas facile de caser le grand écran dans un tout petit n’autorisant que 140 signes (espaces et ponctuation compris) ! Essayez et n’hésitez-pas à placer vos ciné-tweetts dans les commentaires, je les incorporerai dans l’article.

rocky Rocky 

Adrian, Apollo y casse ma tête ! Adrian, Tiger y tape mon oeil ! Adrian, Drago méchant rouge ! Ben  relève-toi, Balboa. Allez, 1 2 3 4 5

apocalypse-nowApocalypse now 

Hélicos sur crane rasé, canonnière en approche, frayant la jungle à coups de machette rédemptrice.

 cm1506070953 Kaguemuscha

Plaines du Japon, empire chancelant, lances brisées, étendards claquants, guerrier en ombre, âme sans reflet, montagne immobile

star-wars

 Star wars

Tresses royales, peluche géante, aspirateur parlant, truc volant, masque essoufflé, gant noir, néons agressifs dans… Lucarne

affiche_Lawrence_d_Arabie  Lawrence d’Arabie 

Grain de sable anglais dans thé turc, rêve de dune, piliers de révolte, conquête d’âmes et déserts. Trahison. Moto cassée ! Genèse d’OPEP ?

2013 Posted by | CinéCinoche | Un commentaire

Hommages

Claude Nougaro, disparu le 4 mars 2004                                                     Hergé, disparu le 7 mars 1983

2013 Posted by | Mes poèmes, Spectacles | 4 commentaires

L’amortissement Landau

villaniNon, rassurez-vous, pas de faute d’orthographe dans le titre de ce billet, ni d’étude à venir sur la suspension de la poussette d’Hector. C’est en fait la raison première du livre de Cedric Villani, Théorème vivant ed. Grasset.
« C’est le récit de la genèse d’une avancée mathématique faite par un jeune chercheur français de talent » et le succès qui lui vaudra la fameuse Médaille Fields que même les ignares en math comme moi connaissent. C’est néanmoins avec quelques retenues que j’ai attaqué la lecture de ce livre – offert par une personne beaucoup plus férue que moi en matières scientifiques, donc suspecte de faire partie du clan des bossus des mathématiques.
Pensez-donc, plusieurs dizaines de pages de hiéroglyphes n’auraient pas de peine à décourager n’importe quel lecteur n’ayant pas fait l’Ecole supérieure de mathématique !
Et bien non, heureuse surprise ! Quand on a compris qu’il faut survoler tout ce qui représente de près ou de loin un tableau noir crayonné et ne surtout pas tenter de refaire les calculs de l’auteur, on se prend à la lecture comme à celle d’un roman d’aventure – voire même un polar avec l’objet du crime en quête. Tout se construit lentement, avec des échecs, des doutes mais aussi des périodes d’euphorie et de bonheur. Cerise sur la formule, Cedric Villani nous gratifie même de quelques passages tout à fait littéraires, comme un beau poème de Huard, ou bien de ses références musicales éclectiques ( fan de Catherine Ribeiro et de Mozart).
J’y ai même appris l’existence du Cömböc, objet aussi sympathique qu’irritant, véritable représentation du travail mathématique et joujou des mathématiciens et j’ai compris l’un des problèmes cités (enfin, son application), celui de Syracuse.
PS : en ces temps où la France est tant décriée, par les Français eux-mêmes, allons donc consulter la liste des médaillés Fields, le Nobel des mathématiciens : 11 Français sur les 52 décernées… no comment.

Et seul un doigt sur la bouche / Un ange beau comme un éclair
Jette quand le soleil se couche / Des pétales sur la mer.
Le poème de Jean Huard cité dans ce livre, chanté ici par Colette Renard.

2013 Posted by | LivresLus | Un commentaire