En Vrac & sans Trac

textes & photos : ©RichardB

Shortédition – Grand prix hiver 2017

Grand prix hiver 2017

Autoportrait d’un inconnu

ma nouvelle primée

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2016 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | 4 commentaires

La musique classique

Un vrai régal de pédagogie culturelle. Devrait être obligatoire dans les collèges !

2016 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | Un commentaire

En vrac, pour se gratter un peu la tête, pendant que l’hiver fait la peau du printemps

©RichardB

– Les opérateurs de téléphonie auraient empêché la recherche sur la télépathie. Qu’en pensez-vous ?
Paris Trocadéro maison de l Architecture ©RichardB

– 21 grammes, le poids libéré par l’âme en quittant le corps, paraît-il. Le poids de la mort ? Comment une telle légèreté peut elle autant peser sur la douleur qu’elle occasionne ? Le poids de l’amour peut-être ?

625879869– Ce sont des féministes qui auraient inventé les verres progressifs, juste pour ennuyer les hommes qui regardent les femmes du coin de l’œil.

– L’avenir de l’homme : la fomme ? ©RichardB

– Fini ! par décret présidentiel, dans les banlieues, on ne pourra plus s’écrier  » P….. de sa r… !   » Ouf ! vivement le retour de l’imparfait du subjonctif dans le 93.

_Boilly_expressionS– Condamné pour vrai et usage de vrai, ça existe ça ?
Oui ? alors tous acquittés à l’Assemblée nationale !

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– Bernard Grasset a dit : le propre de la rapidité, c’est l’imparfait.
Six jours ! On comprend tout désormais, pauvres hommes !

quentinmetsysrd4– Méfiez-vous du laid, car il est souvent définitif.
Méfiez-vous du beau, car il est toujours provisoire.

– Le philosophe est arpenteur du pourquoi,
l’historien, graveur du comment,
le poète, chercheur du
et le fonctionnaire, métreur du quand

©RichardB

2013 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | 2 commentaires

Jeanne Vaschetto, artiste peintre

C’est toujours un grand plaisir de présenter une camarade artiste. Et bien voilà, en ce « premier beau jour de printemps », admirez la palette de Jeanne Vaschetto sur son nouveau site. Et dans les galeries qui l’exposeront.

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2013 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | Laisser un commentaire

Le vrac du jour

En vrac et sans trac, voici quelques petites réflexions personnelles, à lire au premier degré. Ou au douzième, ça, vous voyez avec vous-même. Elles sont souvent issues d’une actualité récente, parfaits exemples d’associations d’idées gratuites en émergences nocturnes. Elles ne se sont que mèches et pas dynamite. D’ailleurs, je ne suis toujours pas d’accord avec moi-même quant à leur qualité intellectuelle, leur caution morale voire leur simple intérêt de parution. M’enfin, faut bien remplir d’encre l’espace libéré par les pensées qui s’envolent sinon le cerveau n’y trouve plus son compte et se désertifie à grande vitesse.

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– ¤  –

La beauté intérieure de la callipyge n’existe… que de face.

IMG_0130J’aime la chouette, ce charmant petit animal en danger d’extinction, avec ses grands yeux adorables, son balancement délicatement chaloupé, sa triste solitude nocturne. Je hais la maudite chouette du bois voisin qui commence à me les briser menu toutes les nuits avec son hululement infernal. Qu’elle le trouve son hibou chou, et vite !

Certaines personnes ont le sommeil agité, ce qui perturbe un peu leur vie.                     Certaines personnes ont le réveil agité, ce qui perturbe beaucoup la vie des autres.

liseurs entiereSous l’oreiller d’un dormeur, on peut trouver : un mouchoir morveux, un préservatif paré à l’emploi, le dernier manga érotique, quelques économies – plus rare, parfois un doudou d’adulte. Voire même un pic à glace ou un 38 Magnum.
Moi, j’ai un petit dictaphone, qui permet aux saccades de mes nuits de noter quelques pensées très profondes comme :  » Sous l’oreiller d’un dormeur, on peut trouver : un mouchoir morveux, un préservatif paré à l’emploi, le dernier … ».

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Les temps changent. 1968, il est interdit d’interdire !              2013, période d’autorisation d’interdire ? Ou d’interdiction d’autoriser ? Notez la ponctuation prudente, type grand média. Faut pas me faire dire ce que je n’ai pas dit.

En cet intense et si désagréable conflit sur le Mariage pour tous, je ne comprends pas que personne n’y ait pensé. J’ai LA solution : la bigamie. Quoi ! on ne pourrait pas aimer deux personnes et vouloir partager une vie longue et heureuse avec elles ? Certains(es) en aiment bien plusieurs, les uns après les autres ! Et puis les conflits seraient enfin résolus entre les tenants de l’amour libre prôné par les soixante-huittardés et ceux de la position missionaro-procréative ! L’amour serait trois fois plus partagé, telle la volonté du Messie, et la nouvelle communauté ainsi créée, le triouple*, encore plus républicaine puisque un vote serait nécessaire pour trois avis émis.
Les enfants auront papa et maman à gogo et plus besoin de PMA, GPA ou autres pour enfanter. Petit garçon aura un papa pour le sport et un autre pour les devoirs ; petite fille aura une maman cuisine et une autre fashion victim. Maman pourra travailler pendant que maman restera à la maison. Nota : propositions à inverser selon les critères de chacun-chacune et suivant les tendances morales et éducatives… Ouf ! je l’ai échappé belle là !  Problème où achoppe cette lumineuse idée… le nom à attribuer aux enfants. Et le divorce ! qui deviendrait un trivorce* ! Procédure déjà bien compliquée avec un homme et une femme, plus ardue encore avec deux personnes de même sexe ; avec un triouple cela deviendrait un casse-têtes d’école pour notre code civil et les technocrates de Bercy. Pourquoi les Finances ? et bien parce que, au final, tout finit dans la proue du Navire sur Seine. Hétéros, homos, trios, mariés, pacsés, unionistes libres, tous passent à la casserole fiscalisée des asexués de Bercy. Ça n’en deviendra que plus compliqué, mais on aime tant les complications en France. Allez, je vous laisse, mes épouses m’attendent.                             * Nouveaux concepts dont je revendique la création sans certitude d’en être le premier auteur. Les droits d’auteur seront versés directement sur mon compte aux îles Crocodiles, merci.

Agoniser sous les injures, c’est agonir à mort ?

mort de rire !

Avec une longue-vie, voit-on la mort de plus près ?

©RichardB (clic sur photos pour agrandir)

2013 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | 2 commentaires

Vraiment, les politiques nous interjectent !

– Ho ! c’est un vrai scandale !     – Hi ! Hi ! je l’avais déjà dit !    – Ah ! bon !      – Hé ! Hé ! ça va faire des remous !       – Oh oui !       –  Ha ! Ha !  Ha ! quelle déconfiture !         –  Heu ! ben  j’savais pas !         –  Ô rage, ô désespoir !          –   Pôvre France !       – Bof ! 

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Ha !    est particulièrement employé pour exprimer la surprise et l’étonnement.
Ah !    exprime la joie, la douleur, l’admiration, la commisération, l’impatience.
Oh !    s’emploie dans l’exclamation.
Ho !    marque l’étonnement.
Ô !      sert à marquer les autres passions, les autres mouvements de l’âme.
Hé !    sert principalement à appeler.
Eh !    exprime l’admiration, la surprise.
M’enfin ! est un spécial Gaston Lagaffe… repris par certains politiciens particulièrement brillants.
Comment ! Moi mentir ? Jamais !    dernière trilogie à la mode.
Quoi ! on m’aurait trompé !   reprise d’une ancienne interjection qui induisait d’erreur à son insu celui qui la proférait.
Moi ! Moi ! Moi !      Attention danger ! ceci est un faux ami ! Il s’agit d’une anaphore qui veut se faire passer pour une interjection d’espoir. A fuir !

Ici, une récapitulation des interjections françaises, qui généralement précèdent ou suivent les interrogations que les gens du pays se posent, en particulier sur leurs élus.

Oups ! glups ! grrrr ! pas pensé à vous dire que la vidéo dure… une heure. Bof ! ça ou un discours présidentiel !

2013 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | 2 commentaires

Manuel de l’intrigant

 Avant d’attaquer le Prince de machiavel ou Le Traité de la République de Cicéron, nos candidats-président ont certainement tous lu et relu ce petit texte donnant moult conseils pour gagner une élection. N’étant pas encarté dans un parti politique, aucune chance pour moi d’accéder à un quelconque consulat, avec ou sans le manuel de Quintus. Mais sa lecture est amusante tant, malgré ses plus de deux mille ans d’ancienneté, rien ne paraît avoir changé dans les moeurs politiques de nos « hommes de la Cité ».   Ah ! si, peut-être, on y a ajouté dans nos arènes modernes la complexité féminine, ce que les Grecs et Romains s’étaient bien gardés d’oser, les couards !

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 C’est presque chaque jour qu’il te faut, en descendant au Forum, méditer ces pensées : je suis un homme nouveau, je brigue le consulat, ma cité est Rome. Quintus Tullius Cicero incitait-il son frère à envisager son avenir politique chaque matin… en se rasant ? 

Militaire et écrivain romain, il est le frère cadet de Marcus Tullius Cicero, le célèbre orateur Cicéron. Il a écrit une lettre à l’usage de son frère qui se présentait au suffrage pour le consulat de Rome. Partant de sa propre expérience, Quintus Cicero énuméra dans ce Manuel du candidat une liste des affaires qu’un postulant se doit de ne pas omettre ni contourner. On saisit bien les buts politiques de ces conseils calculateurs et dénués de toute morale. Ils sont toujours d’actualité et pas seulement à Rome. Certains candidats les appliquent même… tout au long de leur mandat d’élu. Au lieu de gouverner ? Probable, car dans un pays sur-électoralisé comme la France, gouverner c’est prévoir… le prochain combat électoral.

1-fhDeux moyens de succès partagent les soins d’un candidat, le zèle de ses amis et la bienveillance du peuple. L’un est le prix des bienfaits, des services, de l’ancienneté des liaisons, de l’obligeance et de l’amabilité naturelle. Acquérez, en un mot, des amis de toutes les classes. […] l’autre partie de vos soins, qui a pour objet la faveur populaire. Elle se compose de la nomenclation, de la complaisance, de l’assiduité, de l’affabilité, de la renommée et de l’espoir public. Les gens des municipes et de la campagne, il suffit que nous les connaissions par leur nom pour qu’ils croient être de nos amis (la fameuse nomenclation).

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La flatterie : chose qui, si elle est vicieuse et honteuse dans les circonstances ordinaires de la vie, est en revanche indispensable dans la campagne électorale. Il faut feindre de manière à paraître le faire naturellement.

Deux préceptes liés :
… tout ce que tu envisageras de faire, tu montres bien que tu le feras avec zèle et bonne volonté ;
… tout ce que tu ne peux pas faire, ou bien tu le refuses avec grâce, ou bien tu ne le refuses même pas du tout.

Justice ?  Et puisqu’en ceci surtout la cité est vicieuse que, la corruption s’en mêlant, elle ferme d’ordinaire les yeux sur le mérite et le prestige, en ces affaires, fais en sorte de bien te connaître toi-même, c’est-à-dire de comprendre que tu es toi-même homme à pouvoir inspirer à tes concurrents la plus vive peur de procès et menaces judiciaires

Le bouquet final : Enfin, prends bien soin que toute ta campagne soit pleine de pompe, brillante, splendide, populaire, qu’elle ait un éclat et un prestige parfaits, que même, si possible de quelque manière, se diffuse concernant tes concurrents une rumeur infamante de crime, d’immoralité ou de corruption accordée à leurs mœurs.

Rude métier !                                                                                                                                        ©RichardB

2013 Posted by | LivresLus, Oh ! moi, ce que j'en dis.... | 2 commentaires

Hector, le plus humain des Héros

J’ai appris à être brave en tout temps et à combattre aux premiers rangs des Troyens, pour gagner une immense gloire à mon père et à moi-même. Iliade, VI, 444-446

« Fils du roi Priam et d’Hécube, Hector, – celui qui résiste, est le grand héros des Troyens, leur chef de guerre. Un oracle avait prédit que Troie ne tomberait pas tant qu’il resterait en vie. Cher à Zeus et protégé d’Apollon, il décime les rangs grecs en se gardant d’affronter Achille.1-iliadn1

Aussi fort que le Grand Ajax, Hector aurait tué Nestor et Diomède sans l’intervention des dieux ! Patrocle meurt lorsqu’il le provoque en duel. C’est pour le venger qu’Achille reprendra le combat. Vénéré par les Troyens, Hector apparaît comme le héros le plus noble, un exemple de courage et de générosité.

NDLR : je ne sais pourquoi ce grand héros hante mon esprit depuis quatre mois.

BnF : Les grands héros homériques ici, en texte, cartes et photos

Son et images ici

Et si Homère s’était trompé : « Ce célèbre guerrier, auquel Homère a assuré une gloire immortelle, a été réduit à des proportions humaines par Dion Chrysostome, qui s’accorde à peu prés avec Homère jusqu’à la proposition de la paix, également désirée par les Grecs et les Troyens. Ici le rhéteur s’écarte de la donnée épique primitive; il prétend qu’Hector s’efforça d’empêcher la conclusion d’une trêve ; que la paix n’en fut pas moins conclue entre les deux peuples rivaux, sous le serment de ne jamais porter la guerre, les uns en Grèce, les autres en Asie. Après le départ de l’armée grecque, continue Dion, Hector fit épouser la veuve de Paris, Hélène, à son frère Deiphobe. Le vieux Priam mourut bientôt. Hector lui succéda, et après avoir soumis à sa domination une grande partie de l’Asie, laissa le trône à son fils Astyanax ou Scamandrios. » Mythologica

2013 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | Laisser un commentaire

Borges

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Ah ! les masses !
Le grand écrivain argentin fait-il une analyse destinée aux électeurs italiens de ce we ? La démocratie peut-elle laisser les masses se permettre toutes les dérives qui conduisent à la mort de la… démocratie ?

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2013 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | Laisser un commentaire

Politico-mediatico-frico

Natacha fait la leçon à la Reine : vidéo ou, quand les médias sont confondus

2013 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | 3 commentaires

Moteur de recherche français

Allez Qwant ! tous ensemble, tous ensemble, luttons contre l’insidieuse invasion américano-googlelienne.
Le moteur de recherche français Qwant réussit son lancement.
logo qwantBut what a shame that le nom de cette sympathique production française soit un bel anglicisme et que son logo soit si… googlelien. M’enfin, si on veut conquérir le monde faut pas hésiter, alors wait and see et longue life à Qwant.

2013 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | Un commentaire

nos chères collectivités

Juste pour rire, mais vraiment RIRE à en pleurer !

Extraits du Zoé Shepard 

Juste pour pleurer, mais PLEURER à en… non, on ne peut en rire !

                                  Extraits du Dosière

2012 Posted by | LivresLus, Oh ! moi, ce que j'en dis.... | Laisser un commentaire

du poids de la morale au poids du cartable

Le débat est lancé (re), faut-il inclure des leçons de morale laïque 2011 ou des leçons de morale laïque 2012 dans les programmes de l’Éducation nationale ?

Outre l’aspect politiquement correct – ou pas – d’un marronnier médiatique souvent destiné par les pouvoirs en place à détourner l’attention populaire quand l’actualité « chauffe » trop, ce sujet donc mériterait un vrai et sincère traitement. Et qu’on ne dise pas qu’il s’agit encore là d’une opposition entre les deux perpétuelles factions françaises qui pourrissent la vie de notre pays, la Gauche et la Droite ! Non, les grandes notions de base du bien et du mal sont universelles, laïques ou pas ; seules leurs interprétations dévoyées sont cause d’interrogations partisanes.

En fait, ne faudrait-il pas simplement faire assimiler aux enfants, au plus tôt, quelques grands principes et textes (en débutant par l’article 1 de la Constitution), afin qu’ils en saisissent bien les valeurs premières ? Oui, on entend ici les réactions des bien-pensants de certains arrondissements parisiens, rapides à cibler comme réactionnaire toute tentative d’insister sur les valeurs et symboles de la République. Pourtant, ne faisant pas partie du club des c’était-mieux-avant ni de celui des tendancieux extrémistes se réclamant – uniquement – de chères têtes blondes, je pense qu’une simple présentation basique d’instruction civique, de savoir-vivre en société et de bon sens républicain faîte à l’école devrait suffire pour les premières leçons de sensibilisation. Surtout si elle est accompagnée par un comportement moral sans faille des professionnels de l’Éducation nationale et des parents dans leur éducation familiale. Mais là, c’est un autre sujet qui mérite un article particulier, celui de leçons de morale laïque à destination des citoyens… adultes.

Autre piste pour les petits-futurs-adultes, leur faire lire ce petit livre scolaire daté de… 1871, Le tour de France par deux enfants. Plus de huit millions d’exemplaires en un siècle (la version 1906 serait la plus adaptée à notre époque 😉 ). Il était le manuel de lecture du primaire des jeunes Français de l’école républicaine instaurée par Jules Ferry et offrait aux élèves, entre autres apports, beaucoup d’éléments de morale ; tiens, déjà ! Bien évidemment, ses diverses éditions furent laïcisées, ajustées, augmentées, amincies tout au long des décennies et des différentes sensibilités gouvernementales, mais la trame générale résiste bien au temps et aux humeurs des Français puisque longtemps après son abandon officiel, ce livre fut régulièrement réédité (dernière parution en 2012).

version en pdf ici : « Le tour de France par deux enfants »   Augustine Fouillée

liens :   Circulaire Éducation Nationale     Le Monde      AgoraVox (gauche et bien-pensance)

2012 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | 3 commentaires

Les trous noirs, explication en livret

Mais où va donc la matière qui pénètre les trous noirs ? La réponse viendra un jour.

Plus près de nous, d’autres trous noirs engloutissent de la matière, la vôtre. Voici un excellent article sur les livrets A et LDD et sur la question de la bonne utilisation de leurs fonds.
La réponse viendra un jour.

La Tribune1     La Tribune2

Où l’on voit que les banques devraient reverser 65% à la Caisse des dépôts mais que l’obligation formelle ne sera valable qu’en… 2022. Donc en fait elles ne reversent que 20% (SG et CA), sauf La Poste, bonne élève qui reverse tout.
Où l’on voit que les banques devraient utiliser les fonds qui leur restent (35% donc mais 80% en fait pour les deux citées ci-dessus) pour les crédits aux entreprises à raison de 75% (condition sine qua non). Ce qui est loin d’être fait.
Où l’on voit qu’une partie des livrets sert à financer la dette de la zone Euro.
Où l’on voit que livrets A et LDD sont mêlés par la CDC (alors que le LDD devait être destiné aux PME en priorité).
Où l’on attend avec impatience 2022 pour que le doublement du plafond des livrets (donc la part restant aux banques) puisse – enfin – bénéficier aux entreprises. Ne souriez pas, c’est la loi, les banques s’y plieront. Sauf si d’ici là un ancien employé de G.S. ne change les règles du jeu…

2012 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | 3 commentaires

Gauche, Droite, la chienlit !

Femmes et hommes politiques de France, vous fatiguez les Français avec votre sempiternelle et stérile querelle droite/gauche. Querelle d’un autre temps sans mondialisation, sans Internet ni Chinois conquérants mais avec discours staliniens ou relents fascistes encore de mise. En fait, vous ne vous battez pas pour la République mais pour votre élection – ou réélection, surtout depuis le désastreux choix du quinquennat – vous ne préparez pas l’avenir de la nation mais celui de votre pré-carré peopolisé ou de vos retraites dorées, vous n’hésitez pas à sacrifier le bon sens général qui ne serait pas le bon sens de votre  parti, vous défendez vos pairs fautifs alors que, à gauche comme à droite, vous prônez la morale de l’exemplarité au citoyen.

Pourtant, de nos jours, quelle raison donner à cette répartition binaire ridicule, même si elle a eu son intérêt dans l’histoire ? L’économie ? allons, plus rien ne différencie gauche et droite sur cette île noyée dans la mondialisation commerciale, cigale et fourmi sont condamnées à œuvrer ensemble. Le social ? l’humanisme est dorénavant une valeur bien ancrée en Occident et c’est une bonne chose. La culture ? voyons, la France est un assez vieux pays formé de sueur, d’amour et de sang pour ne pas avoir à se renier ? L’écologie ? mais tout le monde veut sauver la planète, avec sincérité ou calcul. Et vous-mêmes, gens élus, élites autoproclamées, n’êtes-vous pas tous issus de même mère, la politique et de même père, le pouvoir ? Quelle différence entre vous, si ce n’est un classement de sortie de cours à l’ENA pour certains, un parrainage ou une affiliation de jeunesse pour d’autres, un héritage familial pour ceux nés une cuillère d’argent dans la bouche et pas assez futés pour intégrer Sciences-Po ou enfin, pour les derniers, l’aigreur de ne faire partie d’aucune des positions citées ci-avant.

Tu prends la voie de droite, bon, d’accord, je prends celle de gauche et à plus tard dans l’arène électorale pour les grands jeux du cirque démocratique. Tout se déroule dans la première enfance disent les pédo-psys, pareil en politique, la voie est tracée dès le départ. Ensuite, et même si ses convictions personnelles en prennent un coup dans l’aile, on applique à outrance et sans discontinuité le dogme de l’église accueillante – avec pugnacité et mauvaise foi au risque d’être abandonné en cours de route par les camarades plus partisans. Certains même se dévouent à la cause, ruinent leur carrière (leur espoir de carrière) et deviennent les hérauts d’une surenchère perpétuelle, abordant souvent les frontières de l’indécence et de la malhonnêteté intellectuelle. Vous les reconnaîtrez facilement, à droite comme à gauche, ils vous rappelleront ces roquets de rue, aboyeurs des choses qui passent, au seul but qui est celui du bruit fait et du dérangement accompli. Ailleurs, au milieu, coule une rivière, celle aux eaux remuées d’un centre droit qui lorgne à gauche ou d’un milieu gauche qui ne tient plus droit. Même là, le trouble est bipolaire.

Gens de la politique, vous n’œuvrez plus pour la société, vous ne faites que protéger votre société, ce microcosme élitiste parisien et ses acolytes des médias, des intellectuels marchandisés et du show-bizz. Le temps des combats idéologiques, des blocs Est/Ouest, des colonies de papas pieds-noirs est fini ; on ne gobe plus les utopies de gauche ni les couleuvres de droite comme auparavant. Ressaisissez-vous ! donnez un  statut à l’homme politique qui le protège lors de sa reconversion mais qui lui interdit tout professionnalisme de l’élection, interdisez tout cumul handicapant et trop sujet à tentations malsaines. Enfin, remettez le septennat en place avec un mandat unique pour chaque président, la fonction faisant l’Homme de l’Histoire, les promesses pourraient enfin être tenues.

chienlit : ennui, agitation, désordre, pagaille, mascarade

©RichardB

2011 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | 2 commentaires

Les Cassandre peuvent se tromper

Partout leurs mea-culpa inondent nos écrans et noircissent les images de nos vies, leurs mots emplissent de fatalisme les colonnes de nos journaux.  Économie, écologie, culture, science, politique, rien n’est épargné dans leur quête du malheur quotidien. Eux ? les catastrophistes patentés, Nostradamus professionnels, gourous annonceurs d’une planète future dévastée – ignorant les souffrances de la planète actuelle – pleureuses modernes muselant toute émergence d’optimisme dans le dogme de leur pensée unique, celle de la désespérance et du refus du progrès. A part les nihilistes et anarchistes des siècles derniers qui donc a remis autant en cause l’homme et son action durant ces années 2000 ?

Et les médias les adorent ces Cassandre – « La catastrophe est l’aubaine médiatique par excellence » (Michel Onfray) – pensez-donc, pas une journée sans une catastrophe annoncée pratiquement en direct-live dans les chaumières grâce à la mondialisation de l’information et Internet. Pas une heure sans que statistiques d’avenir infernal et pourcentages de risques terrifiants ne nous soient infligés. Que d’images choc offertes aux avides JT, que de phrases sur-titrées pour une presse papier en état de survie économique, que d’opportunités pour tous les experts et spécialistes de tout cran, refoulés en temps ordinaire par le bon sens et la raison ! Le « Tout va mal ! tout ira mal ! » est le véritable fond de commerce de ces chantres des lendemains noirs, et il se vend bien dans la médiacrité actuelle (voir les piles de livres à la Fnac). Et surtout ne tentez pas la contradiction, voire même de souligner quelques incohérences, vous passeriez pour un réactionnaire sans scrupules (M. Allègre le sait). L’un de leur credo majeur : la planète meurt, la faute à l’homme. En fait, je crois que la planète se meurt de rire à nous regarder ainsi nous lamenter, pauvres insectes qui pensons en rythmer son existence.

De nos jours, toute la réflexion humaine affichée, donc vendeuse, devient émotionnelle, donc pathétique. La raison a disparu dans la compression du temps moderne. Et les vrais priorités sont reportées, oubliées.

« Pensez, c’est discerner l’excessif et le partiel d’avec le juste, le complet et le sûr« , l’adage de Jean Guitton devrait être affiché dans toutes les écoles, sur tous les frontons de la République, dans toutes les églises humaines, en tête des règles d’éthique des donneurs de leçons, qu’ils soient de gauche ou de droite, verts ou rouges, qu’ils fassent tourner des moulins à vent ou des centrales nucléaires, qu’ils ne soient qu’intellectuels en retrait ou responsables en action. ©RichardB

– Michel Onfray signe dans Le Point du 24 mars un article sur ce sujet ; Catastrophe de la pensée catastrophique (dans un dossier spécial Nucléaire assez bien fait).  Extraits : « L’un des signes du nihilisme contemporain se trouve dans le pessimisme : la quasi-totalité des problèmes d’aujourd’hui sont abordés sous l’angle du pire. La logique médiatique n’est pas pour peu dans la prolifération de cette négativité : elle ne vit que de la catastrophe. […] La catastrophe est l’aubaine médiatique par excellence. « 

Et pour détendre un peu les Cassandre… et les zygomatiques :

2011 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | 2 commentaires

Petits crimes dans l’oligarchie

La Gauche tuerait l’autorité. La Droite assassinerait la morale. Les profs achèveraient l’École. Les scientifiques détruiraient l’éthique. Les écolos anéantiraient le progrès. Les banquiers flingueraient la confiance. Les médias empoisonneraient la vérité. Que va t-on faire de tous ces cadavres ?  

©RichardB

2011 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | Laisser un commentaire

Des hommes et des dieux

Je viens de visionner le film de Xavier Beauvois. Et bien je n’ai pas aimé Des hommes et des dieux, enfin, pas à la mesure de son succès public et d’un engouement médiatique un peu bizarrement emballé. En écartant l’horreur des faits qu’il relate et le martyr de ces pauvres frères sacrifiés à la barbarie humaine, je pense que l’exploitation médiatique de ce film le dépasse totalement pour des raisons cachées.

Des hommes et des dieux arrive en effet dans un contexte particulier alors que la question religieuse frémit en France, polluée d’incidences raciales, politiques, et électorales. Le film se retrouve – malgré lui – l’interprète de tous les dénis de la société française, de tous ces propos que le politiquement correct étouffe dans la pensée citoyenne afin qu’ils ne risquent pas de devenir langage de guerre pour les anti-occidentaux ou outil de culpabilisation pour les néo moralistes de tout cran. Un bon film, sans plus, se fait ainsi marketing de la quête de bonne conscience d’un monde occidental très accablé ces dernières années et qui n’ose pas exposer clairement les troubles qui le rongent. Il devient un ersatz de rébellion face à la souffrance des chrétiens dans le monde, souffrance non dénoncée à haute voix, il se fait étendard d’une prédominance catholique secrètement regrettée et de nos jours encore politiquement incorrecte. Il est récupéré par les non croyants comme preuve de la bonté occidentale vis à vis de ces ingrats peuples de la colonisation. Le tout oscillant entre non-dits culpabilisés et envies de dire étouffées par la menace de  la condamnation des bien pensants. Tout cela ne laisse pas préjuger d’un futur débat serein sur la laïcité si les paroles s’étouffent, se dissimulent, se perdent en circonlocution

Sur l’aspect purement cinématographique, là non plus je n’ai pas totalement adhéré, tant le décalage entre la gravité du sujet et la superficialité de la mise en scène m’a paru grande. Lambert Wilson n’est pas crédible en autocrate religieux qui donne presque l’impression d’avoir attendu-espéré cette situation extrême pour s’épanouir ; la conversion des frères souhaitant – avec lucidité – quitter le monastère au début du film se fait sans conviction ni démonstration de luttes internes ; la foi des moines ne nous est présentée que dans la répétition de chants incantatoires. Seul le médecin, dans ses actions auprès des villageois, nous fait un peu communier avec la mission humaine des moines. Le reste, filmer des potagers et une chorale qui chante juste ne relève pas du génie cinématographique et même la cène émouvante des visages illuminés de ces hommes de Dieu ne l’est en fait que par la beauté de l’œuvre de Tchaïkovski.  J’imagine le même scénario entre les mains d’autres réalisateurs plus experts en âme humaine.

Quant au fait de la question essentielle posée par ce terrible événement, rester ou partir, le débat est ouvert.  Un débat que l’Histoire et le tragique ont souvent mis en scène, celui du destin de l’homme, de ses choix et de ses croyances.

2011 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | Un commentaire

Liberté, égalité, fraternité

Liberté, égalité, fraternité, noble devise ; mais à y regarder de plus près, l’un de ses termes me paraît posséder plus de force, de réalisme et d’humanisme que les deux autres.

Liberté
Libre ! de quoi ? de qui ? Pensez-vous une seconde être libre, vraiment libre ? Libre de votre environnement, de votre condition, de votre éducation, de vos croyances ? Que pensent de cette liberté votre patron, l’œil rivé sur la pendule, le policier soulevant votre essuie-glaces, le percepteur qui totalise vos euros si librement gagnés, le chef de parti politique ou le président d’association réclamant votre adhésion annuelle, chiffrée faute d’être morale. Et le prof de votre gamin, tyrannisé ? – notez l’importance de la virgule, à ôter suivant le cas. Et votre propriétaire souvent en avance, votre locataire toujours en retard ; et le curé culpabilisant les absences du dimanche, et les médias téléleurrant chaque 20h et les « Ricaintrusifs », Google, MS, Facebook & cie aux libres accès à toutes libertés… virtuelles ? Et l’apesanteur ? Et Dieu ? Et votre conjoint ? Que pensent donc tous ces tyrans potentiels de votre pseudo liberté ? Essayez donc de leur échapper. Libres, oui, sous condition !

Égalité
Ah ! l’égalité ! quel mot magique. Elle est pourtant le mensonge le plus couru des politiques et démagogues, leur promesse la moins tenue ? Et pour cause : égalité pour tous, justice équitable pour tous, quelle utopie ! Toute l’histoire de l’humanité, de toute existence même, repose sur la non-égalité,  sur l’affrontement entre le fort et le faible, sur la volonté du plus et du mieux. C’est même l’égalité manquante par essence à toute création qui est  le moteur et la raison de toute vie ; un monde d’égalité absolue ne survivrait pas à son uniformité et à la suffisance qui en découlerait. La notion de progrès elle-même est paradoxalement synonyme d’inégalité, de par le temps, les lieux et son mode de distribution.
Et nous, dans notre quotidien, égaux ? Allons ! quid de la naissance ? qui riche, qui pauvre, qui gaspille, qui mendie. Et la beauté, la laideur ? combien pèse pour chacun de nous ce corps compagnon de vie et de mort ? cela vous est égal ? grand, petit, gros, maigre, visage ingrat, face d’ange ?  Nobel ou « mal comprenant », instruit à Neuilly ou détruit en banlieue ? Égalité devant la maladie  ? rien de plus inégalement partagé par la nature ou les dieux, chacun a une histoire familiale pour en apporter la preuve. Quant à l’égalité démocratique ? oui, je vote… pour celui, ou celle, désigné par des plus égaux que moi. L’égalité des peuples, l’égalité des races, l’égalité des sexes, l’égalité dans la culture… un rêve. Non pas que cela me soit indifférent mais il ne faut pas être naïf, toute égalité est relative. Donc inégale.

Fraternité
En fait, la liberté est un leurre, l’égalité une utopie. Seule la fraternité est vérité, elle qui enfante les valeurs fondamentales de l’humanité, l’amour et le respect.  La fraternité n’est pas le rempart absolu contre les libertés bafouées et l’inégalité instituée mais elle en adoucit la rudesse, elle renforce espoir et espérances, elle amalgame les injustices dans le pardon et les privations dans le partage.

Je veux être libre ? cela ne dépend pas uniquement de moi. Je veux être doté des mêmes atouts que n’importe quel autre être humain ? encore une fois il me faut demander, espérer l’égalité. Mais, sans contrainte, sans attente ni paiement, je peux donner de l’amour, de l’amitié, du respect, je peux faire acte de fraternité à tout moment. Et cela m’appartient totalement. La fraternité est le signe de l’homme dans un univers enchaîné et inégalitaire. Une fraternité libre et égale pour tous.

RichardB

2011 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | 4 commentaires

sing, sing, sing

Textes et musique, Louis Prima,  vous savez le just a gigolo.

Sing, Sing, Sing, Sing
Everybody’s Got To Sing
Stick With Us We’ll Have A Ball.

Sing, Sing, Sing, Sing
Everybody’s Got To Sing
Stick Around We’ll Have It All.
Music Brightens Up The Day
Now, If You Like It We Will Stay.
Sing, Sing, Sing, Sing
Everybody’s Got To Sing
Stick Around, Shake It Down. Lire la suite

2011 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | 2 commentaires

Hommage à Jacqueline de Romilly

Jacqueline de Romilly est décédée ce 18 décembre. Une femme extraordinaire, une lumière anti-médiocrité et une barrière contre les nouveaux barbares.

 » Apprendre à penser, à réfléchir, à être précis, à peser les termes de son discours, à échanger les concepts, à écouter l’autre, c’est être capable de dialoguer, c’est le seul moyen d’endiguer la violence effrayante qui monte autour de nous. La parole est le rempart contre la bestialité. Quand on ne sait pas, quand on ne peut pas s’exprimer, quand on ne manie que de vagues approximations, comme beaucoup de jeunes de nos jours, quand la parole n’est pas suffisante pour être entendue, pas assez élaborée parce que la pensée est confuse et embrouillée, il ne reste que les poings, les coups, la violence fruste, stupide, aveugle. Et c’est ce qui menace d’engloutir notre idéal occidental et humaniste.  »

propos recueillis par Liliane Dehwasse Le Point 2007

Lire aussi le « J’accuse » sur l’enseignement en France

Jacqueline de Romilly participait aussi à l’Elan nouveau

2010 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | 3 commentaires

Penser…

« Penser, c’est discerner l’excessif et le partiel d’avec le juste, le complet et le sûr » disait Jean Guitton.

couv291 Et, pour nous aider dans nos choix de vie ou tout simplement dans notre appréhension quotidienne des choses de la vie,je vous conseille la lecture du site (voire de leur revue) de l’Association française pour l’information scientifique (AFIS). Vous y trouverez de nombreux dossiers permettant de se protéger des charlatans, pseudos scientifiques, « catastropheurs » professionnels, écolos illuminés et médias aux arrières pensées à sensation mercantiles et intéressés.

site de l’AFIS : http://www.pseudo-sciences.org/

« L’AFIS se donne pour but de promouvoir la science contre ceux qui nient ses valeurs culturelles, la détournent vers des œuvres malfaisantes ou encore usent de son nom pour couvrir des entreprises charlatanesques. Elle se veut indépendante de tout groupe de pression et veut éviter toute concession au sensationnalisme, à la désinformation et à la complaisance pour l’irrationnel. »

2010 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | Laisser un commentaire

Bernard Giraudeau, l’horizon l’a invité

Bernard Giraudeau nous a quitté ce 17 juillet 2010.  Le Point

Outre ses talents d’acteur et de réalisateur, Bernard Giraudeau était auteur de romans, dont certains sur le thème de la mer (Le Marin à l’Ancre 2001, Les Hommes à Terre 2004 et Les Dames de Nage 2007).

Il était l’un des  Ecrivains de Marine

Tout comme les Peintres de la Marine, les écrivains de Marine sont assimilés à des officiers de la Marine nationale (au grade de capitaine de frégate). Ils s’engagent « collectivement à servir la Marine, favoriser la propagation et la préservation de la culture et de l’héritage de la mer, et plus généralement la promotion de la dimension maritime de la France ».

Article de Mer et Marine sur la disparition de Bernard Giraudeau

2010 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | Laisser un commentaire

sur la grippe mexicaine

Forte éjaculation précoce habituelle des médias relayée par une panique bourgeoise primaire et alimentée par une pétoche politique majeure quant aux retombées microbiennes du principe de précaution basique…

2009 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | | Laisser un commentaire

Sur commande, monsieur !

Me rendant dans la plus grande librairie de ma ville (remarquez d’ailleurs qu’il n’existe pratiquement plus que de grandes librairies), celle qui s’enorgueillissait d’agiter le monde de la culture, j’ai eu une plus qu’impression désagréable, celle d’avoir déjà vu la vendeuse de livres derrière un comptoir suédois de choses que tout le monde a chez lui. Cette impression fut confirmée quand je lui exposais le motif de ma venue : la quête de livres.

Bioy Casares , s’il-vous-plaît
– C’est le titre ?
– Euh ! non, c’est l’auteur, le titre c’est Nouvelles démesurées
– Et son prénom, c’est bio ou cassarèce ?
– Les deux sont le nom
– Un instant, je vous prie.
Ils sont polis chez Ik.. dans cette librairie. Enter, ça cherche, ah ! oui, ça y est :
– Sur commande, monsieur !
– Bien, et Le mal de pierre de Milena Agus ?
Enter, ça cherche, ah ! oui, ça y est :
– Sur commande, monsieur !
– Merci, mademoiselle, une dernière sollicitation de ma part, avez-vous la suite du Pingouin, Les pingouins n’ont jamais froids ?
Voyant qu’elle pensait que je me moquais d’elle et de son foulard, je rajoutais prestement : c’est un roman de Kourkov, Andreï.

Enter, ça cherche, ah ! oui, ça y est :

– Sur commande, monsieur !

Les présentateurs du livre de nos anciennes petites librairies du siècle dernier (et oui le temps passe), vous savez ceux qu’on a remplacé par ces lecteurs optiques calés sur les Da Vinci code-barre et disposés derrière les barrières à cellule photo-éclectiques qui dénoncent les non-achats de futurs best-sellers (le teasing, un paradoxe qui remet en cause le principe même de la poule et de l’oeuf, sachant qu’avant leur arrivée en stock ils sont déjà désignés comme les meilleurs et les plus lus de l’année), les serviteurs de petites librairies de cette époque révolue, disais-je, se seraient précipités au rayon Am/Sud pour le premier, nouveautés pour la seconde et Russe pour le troisième de mes souhaits.

Mais voilà, les rayons littératures s’amenuisent sans cesse, comme les connaissances culturelles de nos libraires, et les réponses d’automates des caisses enregistreuses avec foulard quant à nos désirs littéraires insatisfaits égrènent imperturbablement les Enter, ça cherche, ah ! oui, ça y est. Sur commande, monsieur !

Alors, pourquoi se déplacer, pourquoi discuter avec quelqu’un qui ne connaît les auteurs et les livres ni Dave ni Dadan, ni de pré ni de foin, pourquoi risquer une facture du col du porte feuilles en se heurtant dans les colonnes de Bienveillantes ou se perdre dans le labyrinthe des pseudos livres avec couverture qui expliquent aux imbéciles que nous sommes pourquoi le Da Vinci Code n’est pas de la littérature ou au contraire que c’est un chef-d’oeuvre historique. Sans compter sur l’irrésistible neurasthénie qui vous guette derrière les piles colorées de mieux vivre, mieux être plus encore heureux, encore mieux avec mon psy à moi, Gloire Amour et Beauté en 9,8 leçons, enfin tout ce que possèdent les lecteurs adorateurs de ces amas de mots que vous, acheteur de livres avec des phrases, vous n’avez pas.

Non, je vais rester chez moi, allumer mon ordinateur et demander aux copains blogueurs (iCi par exemple) ce qu’ils en pensent avant de… commander.

Enter, ça cherche, ah ! oui, ça y est. Librairie de Livres.com bonjour. Tapez 1 pour Am/Sud, 2 pour Nouveautés, 3 pour littérature russe. Validez !

RichardB

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2007 Posted by | Oh ! moi, ce que j'en dis.... | 14 commentaires